Chapitre 1 : Une nouvelle histoire

Chapitre 1 : Une nouvelle histoire
" Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. "
Stephenie Meyer.

. Je m'appelle Esther Ellena. J'ai 17 ans. Je voudrais bien jouer dans un film ou encore écrire un livre. Mais ça, c'est une autre histoire.
Je fume, je bois, j'ai une tendance à dormir souvent et à être soi-disant pas toujours sociable. Je suis à part de la société. Je n'ai jamais connu le véritable amour, sauf une fois mais à 800km de là alors je vous laisse imaginer. Je suis une femme triste. D'une tristesse maladive. Quand je regarde un film, il est triste. J'écoute une musique, ça m'écorche encore plus le coeur. Mais ça tu vois, c'est ce que fais que je suis moi. C'est ce qui fait que je suis là, moi.
Je suis une garce, franche, fuyant la réalité. Fragile. Capricieuse. Besoin de personne et pourtant tant de gens. Aimant la solitude. Pleurer. Spontanée. Impulsive. Indispensable et detestable.
'J'ai beau t'aimer encore, j'ai beau t'aimer toujours,
J'ai beau n'aimer que toi, j'ai beau t'aimer d'amour,
Si tu ne comprends pas qu'il te faut revenir,
Je ferais de nous deux mes plus beaux souvenirs'
B.




Allez, vas-y !! Allez fais plaisir à papa !!
Mais Tagueul !!!!!!!!!!!!
Haaa on a retrouvé le Grizzly =D.




Merci si vous visitez =). ---->


B0u.


# Posté le samedi 13 décembre 2008 22:24

Modifié le lundi 20 avril 2009 13:41

Chapitre 2 : C'était un 21 juillet, ou tout s'est terminé en aout.

Chapitre 2 : C'était un 21 juillet, ou tout s'est terminé en aout.
Le moment donné par le hasard vaut mieux que le moment choisi.
[Proverbe chinois]


J'ai tellement aimé cette manière que tu as eu pour me laisser. Pour tout te dire, personne ne m'avait jamais abandonné de la sorte, avec autant de douceur, autant d'amour.
Ce regard si charmant, cette envie de me prendre dans tes bras, cette compassion qu'escortait ta voix. Merci d'avoir pris des gants pour dire que tu ne me reverrais plus. J'ai trouvé cela tellement plus excitant.
Il fait beau ce matin. Cette envie impossible à obtenir s'éloigne peu à peu, je la regarde s'en aller doucement.
Pour être tout à fait franche, j'aimais bien la grisaille de ces dernières semaines... Ce temps maussade (mais pas trop) qui régnait en maître incontesté par chez moi et dans mon coeur.
La fraicheur de l'air, le vent, le ciel et ses nuages. Un peu de pluie ici et là... Un peu de soleil quand même, mais juste ce qu'il fallait... Tout ça me plaisait assez...
Peut-être parce que, quelque part, cela donnait une certaine dimension réelle à mon petit Purgatoire...



Pix : Café du Goélan.

...

# Posté le samedi 13 décembre 2008 22:51

Modifié le mardi 02 juin 2009 17:43

Chapitre 3 : Il ne jouera plus sur le Piano..

Chapitre 3 : Il ne jouera plus sur le Piano..
Une rencontre c'est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après - [E-E Schmitt]



Les yeux,la voix,les mains,les mots d'amour ca reste là. Le jour et l'heure,la peau,l'odeur,l'amour ca reste là, c'est fort encore, c'est mort d'accord mais ca ne s'oublies pas. Ne s'oublie pas, ca.
On oublies pas.
J'oublierai ce mois d'aout où j'ai du faire la route sans toi, sans doute. J'oublierai ma defaite et le reve qui s'arrete, j'oublierai peut etre mais j'y pense encore quelques fois et ca ne s'explique pas.
S'explique pas.

Je fais pas de bruit tu vois, tu risquerais de m'entendre, tu vois c'est en douceur que je me lève. J'ai du mal parce que ton sommeil n'est pas lourd et que t'es yeux peuvent s'ouvrire. Tu pourrais me dire " Qu'est ce que tu nous fais ? ". Et j'ai peur.
Te regarder dormir, c'était si beau. C'est toujours dans ces moments là que j'aurais pu te dire tant de choses, des phrases incohérentes, mais tellement plus que des mots.
J'ai peur de te toucher, peur de même te regarder. J'avais peur de trop t'aimer.
Silencieusement, secrètement.
Je ne sais pas pourquoi. J'ai marché. Dans l'hiver. Jusqu'à ce que mes yeux pleurent. Joue contre le sol. Le monde parait si différent. Les rats sont là mais je n'ai plus peur. L'amour, Un sol où l'on n'ose pas marcher. Je ne sais plus faire. C'est juste la dernière fois que je le vois, là. C'est fini les longs discours sur la vie, la musique et nos entrevues. Terminés ces soirs corps contre corps à s'imaginer mourir nos mains entrelacées. Oubliés tous nos sourires à cause de me cacher sous l'oreiller pour que tu ne me vois pas. Partis les mots qui transpercent l'âme au plus profond. N'y aura plus de Toi et Moi allongé sur le sable.
Si au moins je pouvais penser qu'il revient bientôt,
mais je crois qu'il ne reviendra pas, alors.
Fini, il ne jouera plus sur le piano au milieu du salon, finis tous les frissons.


Pix : La sucette volante.

# Posté le samedi 13 décembre 2008 23:17

Modifié le mardi 02 juin 2009 17:43

Chapitre 5 : Je reve que je fais l'amour quand les mots n'ont plus d'sens et que ça devient dur.

Chapitre 5 : Je reve que je fais l'amour quand les mots n'ont plus d'sens et que ça devient dur.
L'on aime bien qu'une seule fois, c'est la première ; les amours qui suivent sont moins involontaires. - Jean de La Bruyère

Elle avait mis du temps, déchirée, recommencée, jetée, écrit puis effacée, recommencer encore... Et finalement...
C'est au son de cette musique, à la vue de ce portrait que tout apparaissait... Dans son récit elle dit :
Il balançait son corps d'avant en arrière et je tentais jovialement de le suivre. On aurait dit un arbre mort qui essayait de vivre encore..Lorsqu'il repliait ses bras autour de ma taille, je sentais les muscles me ceindre.
Il n'y avait pas de sentiments dans cet acte mais il m'épurait pourtant de cette beauté qui autrefois me menaçait. Il entrepris alors quelques aller-retour qui ordonnaient à mes ongles de se planter dans son
exquise peau. J'aurais voulu périr à cet instant là, submergée dans le désir et la démesurée jouissance. C'était plaisant de se sentir convoitée à ce point, ses gestes insistaient, s'exclamant sur le bas de mon ventre.
Il installa alors ses deux mains sur mes reins et avança son corps nu prés du mien. Je sentais son sexe effleurer mon pubis alors que son torse cajolait tendrement ma poitrine. Il posa sa bouche sur la mienne
comme on placerait un tampon dans l'encre et ses lèvres allaitèrent le désir. Le matin était soyeux mais privé de tout amour. J'étais impassiblement allongée, seule, sur une immense strate. En observant les plis
des draps on pouvait découvrir les mémoires d'une nuit agitée, remuante, nerveuse. J'ai regardé autour de moi et rien... Je me suis levée et enfila ce qu'il me passait sous la main, pris mon menteau et sorti.
Mal peignée, le visage pâle et les yeux noirs, dégoulinant de rimmel, je me suis mise à courir, irritant les passants agacés, la pluie coulait sur mon visage.
A ce moment là j'étais parfaite..
Ses pieds nus l'emmenaient le long de ses rêves,tout se passé
dans sa tête à présent. Et merde, je la vois qui tremble, qui tutibe, elle tombe.. C'est beau cette fille qui se meurt au loin,
dans quelque chose de trop vague, de trop noir, trop étroit pour y rentrer à deux.
Il avait peur.. il n'est plus là.

Celui qui aime beaucoup ne pardonne pas facilement. - Paul Claudel

# Posté le mardi 30 décembre 2008 14:47

Modifié le lundi 20 avril 2009 13:40

Chapitre 6 : Lui.

Chapitre 6 : Lui.
" Il faut se quitter souvent pour s'aimer toujours "
-Proverbe Français-


Tu sais que j'ai du mal encore à parler de " Toi ". Les souvenirs me hantent. J'ai fait un rêve, une sombre réalité s'est installée, accompagnée de douleur et de fièvre j'ai bien du mal à m'enfuir, ce gouffre m'attire chaque soir recroquevillée dans mon lit. J'aurais aimé que tu me restes un peu plus de temps encore, j'aurais aimé que tu vois toutes ces larmes que j'ai pu laisser couler au creu de mes lèvres, j'aurais aimé que ta main posée sur ma poitrine ressente cette chaleur au fond de moi et que tu aies envie de t'y réchauffer, bien aimé que cette peine ne dure moins longtemps. Tu me manques de plus en plus souvent, tous ces souvenirs ils s'accroches à mon désespoir et s'amplifient quand je ferme les yeux le soir.
Comment retenir ta main à présent que tout s'est arreté ? J'aurais aimé te dire que le monde est beau au couché du soleil avec toi, regarder les étoiles dans le ciel et voir tes yeux briller. Aspirer tous tes soupirs, boire chacune de tes paroles, immortaliser chacun de tes sourires, revivre tellement nos peu de bons moments. Si tu revenais n'avoir de bouche que pour t'embrasser, de main que pour te toucher, de coeur que pour t'aimer.
Je voulais te dire que j'étais fière d'avoir été au moins quelques instant celle que tu carressais, celle que tu regardais. Tu sais que j'ai du mal encore à prononcer ton nom sans qu'un douloureux pincement au coeur me vienne, je tremble à tes silences.
J'espère au moins que tu puisses m'entendre.

# Posté le samedi 24 janvier 2009 19:03

Modifié le mardi 03 mars 2009 14:15